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Interview des vainqueurs du Rallye Orthez-Béarn


Pascal ZIELINSKI

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Vainqueur en 2001

Victorieux de la première édition ?

Depuis mes débuts en tout terrain, j’ai gagné en catégorie 4×4 mais jamais un Rallye, ce rallye se disputait sur la seule journée du dimanche, depuis la première spéciale, on jouait au coude à coude avec Dronde. Un coup à lui, un coup à moi, second avant le dernier départ, j’ai tout donné au final pour remporter d’l »8. Troisième, notre professeur : Jean Aguerre. Mon auto était un Fouquet 4 roues V8 Audi.

Victoire sentimentale

3 semaines avant, mon frère disparaissait, nous étions très liés, il partageait avec moi cette passion en étant mon copilote. C’est le parrain d’un de mes enfants, Didier Coumes, qui m’a motivé à prendre le départ d’Orthez. Le week-end s’est passé comme rarement, à la perfection niveau pilotage, l’auto marchait du tonnerre, comme quoi… Michel était là pour nous aider.

2010, nous te verrons où ?

Au départ bien sûr, en tant que voisin, mais surtout car j’adore ce rallye hyper complet. Ma voiture sera un retour aux sources, puisqu’il s’agira d’un fouquet 4 roues motrices Nissan ex Fouquet.

Pierre-Paul DRONDE

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Vainqueur en 2002

Souvenirs avec quelle auto?
Avec qui la bagarre?

Oui, une édition bien arrosée, un terrain hyper gras où un grand nombre de pilotes abandon-
nera. Revanche avec notre ami Pascal Zlelinski par rapport à l’année passée. Notre auto : Phil’s car 4 roues motrices motorisé par un PRV 3,5 litres, un buggy de couleur rouge bien évidemment remarquable d’efficacité sur terrain gras. Depuis, il a été vendu au Sénégal où il roule encore.

Tu étais le grand spécialiste des régionaux fin
des années 90, combien de victoires?

Un certain nombre, toutes acquises avec le même buggy (ronde Arnaud Bouchet, 2 fois Langoiran, 3 fois Bussunarits. En tête pour l’unique fois le samedi soir des Cimes; ce qui avait amené un journaliste à te dire le samedi à l’entrée du parc : les Cimes, tu
dois te mettre en tête que c’est 2 fois 1 jour de course puisque spécialiste de rallye d’un jour, hélas, abandon dès la première spéciale du dimanche matin.

Seras-tu au rendez-vous 10 ans après début Août? Avec quelle auto? La victoire est-elle possible
(rallye, classe?)

Cette année, si tout va bien après le Gers, on sera à Orthez avec le Fouquet et peut-être Louis au volant!

Fabrice RIVET

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Vainqueur en 2003

Victorieux sur le rallye avec quelle auto?

Une 206 À moteur 3 litres central avant.

Un souvenir ou une anecdote concernant cette
victoire?

Déclarant forfait en milieu de semaine qui précédait la course, je me décide enfin la veille de la course de participer quand même au meeting en arrivant le vendredi matin sans vraiment reconnaître, et avec un nouveau copilote.

Qu’est-ce qui fait la spécificité du rallye d’Orthez?

Des spéciales variées, une ambiance « vacances » due a la période estivale du mois d’août, et un regroupement des concurrents : pilote, copilote et assistance sur un camping improvisé pour l’heure!

Tes projets dans la discipline?

Une nouvelle auto avec un retour à des formes plus ludiques et une mécanique différente de la mode actuelle.

Vincent FOUCART

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Vainqueur en 2004-2005-2006

Triple vainqueur du rallye, quelle victoire fut la plus belle ?

La plus belle des victoires c’est de pouvoir participer à une épreuve jusqu’au bout, le résultat n’est que la cerise sur le gâteau….!!!

Comment qualifier le Rallye d’Orthez parmi les autres épreuves ?

Le rallye d’Orthez Béarn a un parcours très varié qui en fait une des plus belles épreuves de la saison. Un de ses gros atouts est d’avoir lieu au mois d’août, l’ambiance y est encore plus conviviale et détendue, toute l’équipe d’organisation contribue grandement à cet état d’esprit.

Des projets en 2010 ?

Pour 2010 : petite saison (travail oblige) avec quelques belles épreuves dont Orthez Béarn.

Anicet GARICOIX

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Vainqueur en 2007-2008

Double vainqueur du rallye, laquelle la plus belle?

Les 2, car chaque victoire a été acquise après d’âpres luttes sur les 2 jours du Rallye. Mais c’est la seconde qui m’a le plus marqué car je n’avais jamais roulé aussi vite dans le technique. Le dimanche matin, nous étions 3 en peine bagarre : Orathégaray, Fouquet et
moi même, regroupés en quelques secondes. À 2 spéciales de la fin, le grand Patrick comptait 1 seconde d’avance, puis par malchance il cassait une jante m’assurant de la victoire. Quel dommage de n’avoir pu se battre ensemble jusqu’à la fin car nous étions tous
les 2 sur un nuage.

Comment qualifier le Rallye d’Orthez parmi les autres épreuves?

Pour moi, c’est un des plus complets, on rencontre à la fols des parties très Techniques et très rapides, un mélange entre Arzacq et Soissons- Evreux. Orthez demande une reconnaissance pointue, le travail du copilote y est important. Sur ce type de rallye, tu ne peux conduire vite que si tu connais parfaitement ton auto car le terrain ne fait pas de cadeau. Orthez est encore un rallye tout terrain qui a gardé les caractéristiques d’avant : des vraies spéciales tout terrain et l’ambiance d’été, d’ailleurs il est souvent comparé au regretté Terre de Chalosse.

2010?

À 95% je devrais être au départ du rallye ne pouvant courir au Cantal. J’ai fait une grande révision et économisé mon auto cette saison car elle est en vente. Mais Orthez et les Cimes me tiennent à coeur.

Patrick ORATHEGARAY

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Vainqueur en 2009

Dernier vainqueur, remettras-tu ton titre en jeu cette année?

Bien entendu ! Si l’auto est en état de rouler, les organisateurs peuvent compter sur ma présence.

Pour ma dernière saison, j’aimerais accrocher des victoires ici et aux Cimes pour espérer recoller en tête du championnat. Si ça se passe comme en 2009, je prends de suite mais avant tout je roule pour le plaisir, pour être le mieux classé possible mais avec de l’ad-
versité. Les batailles à coups de secondes, il n’y a rien de mieux en tant que compétiteur.

Le rallye d’Orthez, si tu devais le résumer ?

À l’opposé de la monotonie puisqu’on trouve des pistes techniques et rapides sur terrains plats et vallonnés. Ce rallye gagne en popularité auprès des concurrents, auprès du public également avec des spéciales type « Loubieng » où les spectateurs se croient tournent devant eux pendant de longues minutes.

Que penser des organisateurs?

Ils sont nombreux, volontaires et connaisseurs, grâce à des anciens pilotes qui composent le groupe, lis ont toujours essayé d’être à l’écoute des pilotes. Puis ils ont eu une idée de génie : « les casetas », 1 mois avant l’épreuve en offrant des baptêmes à toutes personnes qui autorisent le déroulement du rallye (propriétaires terriens, maires, sponsors). Ainsi, ces passionnés de tout terrain créent une dynamique et savent remercier ceux qui aident le rallye. C’est unique, et pour avoir participé à 2 reprises, je peux vous certifier que ça plaît énormément.

Rallye 2005

La reconnaissance est là

Pour cette 5ème édition, le Rallye Orthez Béarn fait son entrée au Championnat de France. Le rallye a montré qu’il en était digne, tant par la qualité de l’accueil que par l’organisation exemplaire.

Bénéficiant de la bonne renommée des éditions précédentes, le Rallye d’Orthez fait le plein de concurrents, avec un plateau de 94 voitures au départ sous un beau ciel du mois d’août, qui promet du vrai spectacle, grâce à des pilotes aux beaux palmarès présents cette année.

Après un briefing matinal de 7H30, le premier prologue démarre samedi matin. Laurent Fouquet frappe d’entrée avec Patrick Poincelet, suivi du Basque Orhatégaray, puis de Foucart et Turon-Barrère.

Avec la redoutée Soarns, Fouquet fait son second scratch devant Rivet et Garicoix. Foucart vient ensuite, puis Orhatégaray et Mendiondo (très à l’aise dans les parties techniques).

Helin abandonne après un tonneau spectaculaire. Christophe Herbert va à la faute (à cheval sur un tonneau) et perd 5 minutes. Fouquet s’élance en tête dans Loubieng 1 qu’il remporte devant Foucart.

A l’issue de la journée de samedi, l’équipe Foucart/Dumont est en tête devant les Basques Orhatégaray et Hirigoyen à 45sec 3 d’écart, avec Cosson/Pougnaud pour clôturer le trio de tête.

La journée du dimanche se révèle pleine de rebondissements avec de nombreux abandons parmi les leaders.
Les Dronde décident d’abandonner pour ménager leur auto en vue du rallye des Cîmes, la famille Manescau, père et fille sur rupture de tulipe de transmission, abandonnent aussi la course.

Dans Sainte-Suzanne 1, Foucart est en tête devant Orhatégaray. Puis, il confirme sa place de leader dans Lanneplaà 1 devant Poincelet et Monchaux.
C’est au tour d’Orhatégaray d’abandonner la compétition sur rupture de l’arbre de transmission… après une course magnifique.

Pour clôturer cette étape du Championnat de France, Vincent Foucart se place encore une fois en tête du podium, final, devant Patrick Poincelet et Bernard Garat.

Rallye 2004

La course monte en grade

66 engagés, 2 nouvelles ES (Soarns et Sallespisse), 1 équipage anglais, le Rallye Orthez Béarn est désormais aux portes du Championnat de France.

Foucart en costaud

Il l’a voulait cette victoire. Deuxième à Orthez l’année dernière, second au Rallye des Cimes, un mois plus tard, Vincent Foucart n’a pas laissé passer sa chance. Il domine de bout en bout le rallye d’Orthez Béarn, épreuve suppléante du Championnat de France. Mais s’il est toujours devant , il n’en bataille pas moins ferme jusqu’à la 12ème spéciale face à un entreprenant Anicet Garicoix , avant que celui-ci ne parte à la faute, et casse une rotule.

Foucart est heureux d’être sorti vainqueur d’un rallye ultra-sélectif: 23 voitures seulement ont rallié l’arrivée sur 66 au départ. Il n’en revient pas: « Je n’ai jamais vu ça en 20 ans de course ». Jacques Dumont, lui est au bord des larmes.

Du tac au tac

Une large victoire avec 2 min 14 d’avance sur Fabrice Rivet inattendu dauphin. Mais derrière, la bataille fait rage pour accéder au podium. Et c’est un Philippe Cosson, mort de fin, qui s’arrache pour décrocher la troisième place (à 4 min et 47 sec), à l’issue d’une dernière spéciale dantesque (cinq abandons ou mises hors course).

Une belle récompense pour un pilote qui à disputé tous les rallyes d’Orthez.

Rallye 2003

Une nouvelle dimension

Après les déboires météorologiques de l’an passé, le Rallye se déroule désormais début août (gage d’un terrain sec). Même s’il est toujours en régional, le programme proposé sur deux journées est digne d’une épreuve du Championnat de France (aux Saligues, Castetner et Sainte-Suzanne, viennent s’ajouter 3 nouvelles ES: Loubieng, Lanneplaà et Bounobre).

Le terrain très sec, se confirme très cassant avec 18 abandons enregistrés au soir de la première étape. Les spéciales de Castetner et Loubieng sont impitoyables, pour les mécaniques, mais déjà les charentais Rivet et Béteau prennent les commandes talonnés par Foucart et Dumont. Claude Manescau et sa fille Maud occupent alors une excellente troisième place.

Dimanche matin, Rivet ne concède qu’un scratch à Foucart et se positionne comme favori pour la victoire finale. Manescau en proie à des problèmes de boîte ne peut pas contenir le retour de Baylet et lui abandonne la dernière marche du podium. L’après-midi, Rivet confirme sa suprématie et rentre en vainqueur devant Foucart et Baylet.

L’organisation au top

À l’heure de la remise des prix, les louanges des pilotes sur la qualité de l’organisation et le tracé des spéciales viennent récompenser le travail  de l’ensemble des membres du 4×4 Club Orthézien.

Cerise sur le gâteau, l’observateur envoyé par la fédération française de sport automobile rédige un rapport des plus flatteurs pour le rallye Orthézien, allant même jusqu’à insinuer son inscription au calendrier du championnat de France 2004.

Affaire à suivre…

Rallye 2002

Le bourbier Orthézien

Cette année, une météo exécrable, précédant les deux jours de course à rendu les pistes particulièrement boueuses. Malgré ces conditions, une cinquantaine de véhicules prennent le départ de « Saligues », prologue proposé dès le samedi par les organisateurs.

D’entrée, Dronde et Zielinski se retrouvent aux avant-postes, Mendiondo tentant de les départager.

Dans Castetner 1, Dronde confirme devant Zielinski. Mendiondo n’est déjà plus là (problème mécanique), Cosson montre le bout de son capot à la quatrième place.

Dimanche, Castetner est à parcourir 3 fois, de même que Sainte-Suzanne, dans des conditions dantesques, Zielinski handicapé par des problèmes mécaniques, ne peut empêcher Dronde d’écraser la concurrence.

Au final, Pierre-Paul Dronde s’impose devant Pascal Zielinski et Philippe Cosson.